Et si Cela Venait de l’Éternel?

2 Samuel 16. 7-11

   La vie ne semble pas toujours favorable à la foi que nous avons en Dieu. Il arrive parfois, voir même souvent, que des épreuves apparaissent comme une pierre d'achoppement et un obstacle défavorable à notre foi. Par exemple, en tant que Chrétiens nous devons rechercher la paix avec notre prochain (Romains 12. 18), mais tout à coup un voisin fait des siennes pour nous causer du trouble dans le voisinage; ou le chien détaché d'un voisin mord un de nos enfants; ou un compagnon de travail cherche à détruire notre réputation devant le patron; ou un enseignant se montre défavorable envers un de nos enfants... On se demande alors quoi faire dans ce genre de situations déplaisantes et, semble-t-il, défavorables à notre foi?

   Quand ce genre de choses arrive, on se demande si la vie, ou le diable, ne s'acharne pas sur nous? Pourquoi donc tant de contrariétés se placent-elles devant nous comme pour nous décourager à vivre en paix avec certains. Puisque nous évaluons ces obstacles comme étant négatifs, nous prenons donc les grands moyens pour les faire disparaître ou les éviter. Non pas les moyens Chrétiens, car ils semblent tous nous faire défaut, mais les moyens humains. Ces moyens nous servent temporairement et nous poussent à mettre notre foi de côté jusqu'à ce que l'obstacle soit enlevé ou disparu complètement. On va, par exemple, faire face au voisin médisant par la force ou par les menaces et essayer de mettre le reste du voisinage de notre côté; on va faire des poursuites judiciaires contre le propriétaire du chien qui a infligé des morsures à notre enfant; on parlera aussi en mal de celui qui parle injustement de nous au patron de peur de perdre notre emploi ou la faveur du patron; on se soulèvera contre l'enseignant qui s'en prend à notre enfant... Pourquoi? Parce que nous croyons que cela vient totalement du mal, ou plus précisément, entièrement de la volonté de Satan, notre ennemi intransigeant!... Effectivement, nous avons parfois l'impression que Dieu perd le contrôle sur les événements éprouvants de la vie. Dieu est-il conscient de tout ce qui nous arrive jusque dans les moindres détails de notre vie? Si oui, pourquoi donc tant de contrariétés se placent-elles devant nous comme des empêchements à notre objectif louable d'être en paix avec le prochain?


Avant tout, avouons-le, les manières humaines mentionnées plus haut de réagir à l'adversité ne relèvent pas du tout de la foi en Dieu, mais de notre foi en nous. Il y a une chose que nous comprenons très mal ou que nous assimilons difficilement, c'est que Dieu fait grandir notre foi à travers les épreuves de la vie. Peu importe l'épreuve qui vient, favorable ou défavorable à nos yeux, elle vient sous la surveillance de Dieu pour que nous aillons davantage confiance en Lui et que notre identité ressemble de plus en plus à celle de son Fils. Plus les épreuves sont difficiles, plus nous devons nous confier en Dieu. En effet, telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort (Proverbes 16:25).


Un des jours les plus humiliants de la vie de David fut quand il dû quitter son palais royal par crainte de son fils Absalom qui voulait injustement le tuer. Durant son exil, un des hommes de son fils Absalom, Chimeï parlait ainsi en le maudissant: Va-t’en, va-t’en, homme de sang, méchant homme! L’Éternel fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül, dont tu occupais le trône, et l’Éternel a livré le royaume entre les mains d’Absalom, ton fils; et te voilà malheureux comme tu le mérites, car tu es un homme de sang (2 Samuel 16. 7, 8)! Voici ce que fut la réaction humaine d'un des vaillants hommes de David: Alors Abischaï, fils de Tseruja, dit au roi: Pourquoi ce chien mort maudit-il le roi mon seigneur? Laisse-moi, je te prie, aller lui couper la tête (2 Samuel 16. 9). David, lui, ne prit pas la chose de la même manière que Abichaï, il considéra que cette épreuve pouvait venir de Dieu : ... S’il maudit, c’est que l’Éternel lui a dit: Maudis David! Qui donc lui dira: Pourquoi agis-tu ainsi?  Et David dit à Abischaï et à tous ses serviteurs: Voici, mon fils, qui est sorti de mes entrailles, en veut à ma vie; à plus forte raison ce Benjamite! Laissez-le, et qu’il maudisse, car l’Éternel le lui a dit (2 Samuel 16. 10-11). Cependant, nous savons que, plus tard à la mort de David, Chimeï fut exécuté par Salomon, le successeur de David, car la malédiction qu'il avait prononcée contre David ne provenait pas vraiment de Dieu (1 Rois 2. 9; 1Rois 2. 36-46).


Cet exemple merveilleux de David dans l'adversité est pour nous enseigner comment faire face à toute adversité par la foi, au lieu de leur faire face par nos propres moyens humains qui sont souvent inefficaces. David avait accepté humblement un mauvais sort qui lui semblait venir de Dieu -- quoique cela n'était pas le cas! Dans cette situation extrêmement difficile, il avait remis son sort dans les mains du Dieu bienveillant et miséricordieux qui pouvait l'en sortir. En plus, il avait traité le méchant Chimeï comme son prochain, son frère (2 Samuel 19. 16-23; Psaumes 141.5).


Ainsi, si les événements semblent se tourner contre nous, notre réputation, notre honneur, les nôtres, contre notre confort, notre foi, nos espoirs, notre amour, notre paix..., disons-nous: "...cela vient peut-être de l’Éternel!" ...L'Éternel veut-il me faire comprendre quelque chose??? Remet ton sort à l’Éternel, confie-toi en lui, et c'est lui qui agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi. Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui... (Psaumes 37. 5-7).


Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi!

Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux [...]

Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! [...] Il les quitta, et, s’éloignant,

il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles (Matthieu 26. 39-44).


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Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Éternel.

Juges 14:4 (lire le contexte).


jean Grenier