RÉSIGNATION OU ESPÉRANCE

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Les peuples qui ont eu a subir l’oppression pendant des décennies voir des siècles ou même chez les individus dépressifs ou terrassés par de lourdes épreuves, il n’est pas rare de voir installer chez eux une mentalité de résignation. Cette attitude, qui devient lentement une philosophie, peut être pour nous tous d’un certain secours concernant les choses que nous ne pouvons changer, mais elle comporte aussi certains risques.


Mise a part une vision négative de la vie, le risque le plus grand est de nous faire voir le temporel comme étant le seul élément de notre existence et par conséquent, la mort comme une délivrance. Combien de fois n’avons nous pas entendu les proches d’un défunt dont la vie fut caractérisée par différentes épreuves nous dire avec conviction : « sa misère est fini ». Il est parfois renversant, pour ne pas dire humoristique, d’entendre une déclaration aussi précise sur ce qui se passe dans l’au-delà, et cela de la part de ceux qui n’ouvrent jamais une bible. Voir la mort comme la fin automatique de toutes souffrances peut nous procurer une paix relative mais on doit admettre qu’elle est le fruit de l’imagination.


Nous devons tous, à différents degrés, subir les souffrances reliées à l’imperfection et l’injustice de ce monde. Cependant la bible nous dit ( si nous voulons lui donner un peu de place dans la construction de notre pensée) que les plus grande épreuves et oppressions de notre vie proviennent de l’exercice de notre liberté de choix. Cela nous conduit tôt ou tard dans la désobéissance (consciente ou non) à notre Créateur. Déplaisant à entendre mais non moins véridique, Dieu nous laisse savoir que nous sommes tous pécheurs et que cela nous dirige vers une souffrance éternelle qui est d’une telle intensité qu’elle ne peut se comparer aux épreuves temporelles qui sont passagères.


MAIS DIEU EST AMOUR


Jean aime nous le rappeler dans sa première épître et surtout dans le verset le plus connu de son évangile : «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3 :16

Bien que cela fait appel à un peu d’humilité de notre part, le fait de se reconnaître pécheur est le pas le plus important de notre existence. Au lieu de travailler ou de se divertir pour fuir la culpabilité qu’engendre le péché, un regard calme et réaliste sur notre état spirituel peut nous conduire vers une espérance basée sur des promesses réelles non altérables par le temps.

Dès le début de la création, la tendance de l’homme et de la femme est d’œuvrer à fuir  la punition à venir. Mais l’œuvre que Dieu attend de nous est que nous croyions en Celui qu’il a envoyé. Jean 6 :29.

Passer d’une mentalité résigné qui conduit au défaitisme pour s’engager sur la voie de l’espérance qui conduit à la victoire éternelle est le travail de toute une vie. Cela est seulement possible par la foi que nous mettons en Jésus le sauveur du monde. Il est important que cette foi soit ancré dans les termes exacts que les apôtres nous l’ont transmise. (Jean 17: 20, 1Cor.15:1,2) Pas plus que maintenant, Dieu nous laissera-t-il lors du Grand Jour la fantaisie d’établir les critères par lesquels nous serons jugés. À cette réalité n’ayons crainte de nous résigné, car elle ne peut que nous être salutaire.


La foi et l’amour font parti des principaux sujets de conversation des gens qui aspirent à une élévation spirituelle mais l’espérance semble avoir de la difficulté à prendre sa place légitime  dans le trio (1Cor.13 :13). C’est pourquoi nous voyons des gens réussir l’acrobatie difficile de croire en Dieu et même en Christ tout en démontrant un amour relative pour Dieu et le prochain mais dont l’espérance se limite au temporel et au terrestre (gloire des hommes, biens matériels etc.…)

En Hébreux, le onzième chapitre débute comme ceci : « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celle qu’on ne voit pas. » et se termine comme cela : « Et tout ceux-là qui avaient reçu par leur foi un bon témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur avait été promis. Car Dieu avait en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parviennent pas sans nous à la perfection.

Le chapitre suivant nous laisse savoir que cette perfection se trouve dans les bénédictions que nous avons en Christ. Placer notre espérance en toutes autres choses nous conduira tôt ou tard vers une défaite éternelle même si nous n’en prenons pas conscience dans cette vie.


On peut s’endurcir au point de croire que nous sommes le roi des pécheurs et que le salut est pour les autres et pas pour nous. Soyons prudent, car c’est l’arme redoutable de Satan pour provoquer en nous un orgueil insoupçonné : il veut nous passer sa couronne et  nous faire croire que nous avons accédé à cette royauté qui est la sienne.


Ne renonçons pas au désir de couronnement mais attendons patiemment celui qui vient de la part de Dieu (2 Tim. 4:8 ). Cette espérance est la seule chose qui jette de la lumière sur la brièveté de la vie et  nous garde d’une résignation qui dans l’épreuve a tendance à empiéter sur le terrain de la foi.
 

Yvon Beaudoin

 
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